Fabienne Herreyre : entre mémoire, ostréiculture et fiction, un dernier été à Piquey
Depuis plus de trente ans, Fabienne Herreyre entretient un lien intime avec la presqu’île du Cap Ferret. Photographe puis autrice, elle dévoile aujourd’hui un nouveau projet ambitieux : Un dernier été à Piquey, un roman nourri par l’histoire locale, la mémoire et une profonde déclaration d’amour au Bassin.
🎬 L’interview vidéo de Fabienne Herreyre
Retrouvez notre entretien vidéo réalisé à la Pointe aux Chevaux, entre Petit et Grand Piquey, un décor particulièrement symbolique pour évoquer ce roman ancré dans le nord de la presqu’île.
Du reportage ostréicole à la fiction
Avant ce roman, Fabienne Herreyre s’est fait connaître par un travail photographique et documentaire autour du Bassin. Son livre Au bonheur des huîtres proposait déjà une immersion rare dans le quotidien des ostréiculteurs, tandis que Paysans de la mer inscrivait son regard dans la durée, au plus près des gestes, des visages et des réalités du terrain.
Avec Un dernier été à Piquey, elle ne quitte pas cet univers : elle le transforme, le prolonge, le fictionnalise, tout en restant fidèle à ce qui fait la force de son écriture et de ses images — la sincérité d’un lien profond avec le territoire.
Quelques livres de Fabienne Herreyre
Cliquez sur une couverture pour en savoir plus. Le nouveau roman renvoie directement vers la campagne de collecte, tandis que les autres ouvrages ouvrent le site officiel de l’autrice.
Un parcours marqué par la mémoire familiale
Entre ses livres liés au Bassin, Fabienne Herreyre s’est également tournée vers un récit plus intime avec Simon Luxey, une vie en pays de Born, consacré à son grand-père résinier. Ce détour par l’histoire familiale éclaire un autre aspect de son travail : celui de la transmission, du récit de vie et de l’attention portée aux métiers et aux mondes d’autrefois.
Du documentaire à l’intime, puis à la fiction, son parcours ne relève pas de la rupture. Il dessine au contraire une continuité : raconter des lieux, des êtres, des gestes et préserver ce qui risquerait sinon de s’effacer.
“Couleur Presqu’île”, une autre lecture du Bassin
Avec cette exposition, Fabienne Herreyre proposait déjà un regard sensible sur le territoire.
Voir l’expositionPourquoi les années 50 ?
Le choix de situer l’intrigue à la fin des années 1950 n’a rien d’anecdotique. Cette époque conserve sur la presqu’île une charge mémorielle très forte. Fabienne Herreyre a nourri son roman d’archives, de souvenirs et de témoignages recueillis auprès de personnes ayant connu cette période ou en ayant reçu le récit.
Ce cadre lui permet de restituer un Bassin différent, plus simple dans ses formes mais traversé par des codes sociaux puissants, une économie locale encore très incarnée, et une relation au lieu bien plus directe.
Le nord de la presqu’île au cœur du récit
Là où beaucoup de récits se concentrent sur le sud de la presqu’île, Un dernier été à Piquey revendique un autre point d’ancrage. Piquey, Le Four, Piraillan, les Jacquets : ces villages deviennent ici les repères d’une histoire qui épouse la géographie du nord et lui redonne toute sa densité romanesque.
Ce choix n’a rien d’accessoire. Il permet de mettre en lumière des lieux profondément aimés, riches d’identité, de mémoire et d’histoires locales.
Une histoire d’amour… mais aussi de fracture sociale
Au cœur du roman, une rencontre entre deux mondes : une jeune femme issue de la bourgeoisie bordelaise et un ostréiculteur solitaire, enraciné dans son métier comme dans son territoire. Leur relation naît sur le Bassin, dans un cadre presque cinématographique, mais se heurte vite aux différences sociales, aux conventions de l’époque et aux dilemmes intérieurs.
C’est cette tension entre l’élan amoureux et la pesanteur du contexte social qui donne au récit sa profondeur. Le roman n’annonce pas seulement une romance : il porte aussi la trace d’une époque, de ses barrières et de ses renoncements.
Un roman profondément ancré dans le territoire
Chemins, cabanes, pinasses, villages, chapelle du Four, vie ostréicole… tout concourt ici à faire de la presqu’île bien plus qu’un décor. Le lieu devient un personnage à part entière, vivant, sensible, traversé de mémoire.
Et c’est sans doute cela qui donne à un Dernier été à Piquey sa promesse la plus singulière : raconter une histoire d’amour, oui, mais à travers un territoire que l’on sent aimé, connu et profondément habité.
Soutenir la sortie du livre
Fabienne Herreyre a lancé une campagne de financement participatif pour accompagner l’impression et la sortie de Un dernier été à Piquey.
👉 En participant, vous soutenez à la fois une création locale, une voix d’autrice et un projet profondément enraciné sur la presqu’île.
Participer à la campagne

